enduits a la chaux stuc venitien tadelakt badigeon et peinture a la chaux Valence Ardeche Drome Vente directe en ligne Cours d'initiation
ENDUITS A LA CHAUX
STUC VENITIEN TADELAKT
BADIGEON PEINTURES A LA CHAUX
PLATRE RUSTIQUE ET FAUSSES PIERRES
ARDECHE DROME RHONE ISERE
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Pas d'intégrisme, pas de snobisme, ne vous laissez pas influencer par "ceux qui savent" et qui prêchent pour leur chapelle ou les articles dithyrambiques des magazines de mode.
Les 2 procédés ont des sources, des techniques, une histoire différentes.
Les romains avant JC réalisaient des stucs qu'on retrouve encore, y compris dans des milieux fortement humides comme les thermes.
Les marocains à l'origine utilisaient le tadelakt parce qu'ils n'avaient que la chaux locale comme matière première pour imperméabiliser les citernes. C'était "le marbre des pauvres" avant d'acquérir ses lettres de noblesse aux fins de décoration.
Les techniques de construction anciennes étaient dictées par la nécessité et la proximité des matériaux, et il est intéressant de noter que d'une rive à l'autre de la Méditerrannée on a constaté les mêmes propriétés de la chaux ferrée.
Faire la différence entre les 2 enduits finis demande un oeil exercé.
J'ai entre autres chez moi une douche en stuc qui fait le même usage qu'un tadelakt. Par contre, de 4 à 5 kg le m2 voire plus d'un côté contre 500 g / m2 de l'autre, la différence est appréciable pour votre porte-monnaie, et surtout ... pour le vendeur.
C'est la qualité du produit, la pose et la finition qui font le résultat.
Le stuc en fait qu'est-ce que c'est?
c'est un enduit chaux aérienne /
poudre de marbre appliqué en 2 ou 3 couches fines (et non 6 ou 7 couches comme affirment certains "spécialistes", mais rien ne l'interdit ) sur un support parfaitement plan et lisse, et dont la dernière couche, soigneusement lissée est fermement ferrée au savon noir naturel pour le durcir et le rendre étanche. En fait, je donne là un petit raccourci sur la composition, ce n'est pas la matière qui fait le stuc: on fait aussi des stucs au plâtre, platre-chaux ou argile.
C'est le mode d'application et la finition qui font un stuc, quand on a stuqué un enduit fin, c'est-à-dire lissé, serré et ferré. Le langage courant pour faire court assimile le mot stuc pour désigner l'enduit à stuquer. Prenez le même enduit, lissez sans serrer à l'extrême, ne le ferrez pas, vous aurez un beau décor, mais pas un stuc. Passez le même enduit à la brosse, et vous aurez un badigeon structuré.
C'est une technique qui remonte à une époque mal connue, personne n'en sait exactement l'origine (germanique? italienne?). En tous cas, le procédé est reconnu pour ses qualités décoratives, écologiques et son imperméabilité. Imitation du marbre, les italiens de la Renaissance l'ont diffusé dans toute l'Europe. François 1er l'a introduit à Chambord.
Le stuc a été un procédé utilisé outre son but décoratif pour l'étanchéïté des aqueducs, la protection des thermes et autres milieux fortement humides. Il est lavable, facile d'entretien avec du simple savon noir naturel (il faut d'ailleurs ne rien utiliser d'autre). Technique de pose
Et ce fameux tadelakt?
voilà un mythe soigneusement entretenu depuis que Marrakech est devenue dans les années 80 une destination à la mode pour la jet-set, par la presse décorative dont les auteurs n'ont pas dû souvent voir ou poser du tadelakt et qui ne jure que par lui. Il faut dire que parmi les annonceurs dans cette presse, il y a justement des fabricants de tadelakt ou de ce qui veut y ressembler.
Le tadelakt, comme le stuc n'est pas une matière. C'est un enduit de chaux colorée, appliqué en épaisseur variable, lissé, serré et ferré au savon noir. Vous avez déjà vu ça quelque part, non? Eh oui! Le tadelakt, pour raccourcir, c'est le stuc marocain, en plus épais. Il ne devient "tadelakt" ( signifiant en arabe caresser, masser) que quand il a été soigneusement ferré au savon noir avec notamment un galet poli, une lisseuse inox, voire le dos d'une cuillère. N'importe quel outil qui, en glissant à la surface de l'enduit permet de le serrer en faisant pénétrer le savon noir. C'est toujours le même processus: ferrage + savon noir = imperméabilité de surface.
On peut lire ici et là de certains "puristes" dont je doute de l'objectivité désintéressée que le tadelakt ne peut être fait qu'avec de la chaux de Marrakech, appliquée par des "Maalems" (Maîtres) qui ont mis au moins 10 ans pour apprendre, et serrée uniquement au galet de rivière poli.
Ouais... avec ça, on justifie les prix exhorbitants qu'il faut payer pour être à la "mode".
Bon, soyons réalistes.
Le tadelakt, puisqu'on utilise ce mot pour désigner l'enduit et pas seulement la finition comme ce devrait être le cas, est fait depuis des millénaires avec la chaux de Marrakech: le paysan pauvre de la Médina avait-il les moyens d'importer de la chaux aérienne d'Europe?
Il ferrait au galet de rivière poli: là aussi, il faut imaginer qu'il a utilisé ce qu'il avait sous la main au moindre coût.
L'art des Maalems s'acquiert avec beaucoup de temps: évidemment, s'ils prennent 1 h de cours par semaine, il faut bien quelques années.
A Marrakech on a développé autour du tadelakt une activité économique appréciable en proposant notamment des stages de pose pour touristes. On fait de vous un Maalem en 8 jours. Miraculeux, non? On y a donc tout intérêt à entretenir le filon, ce n'est pas critiquable en soi. Mais vu d'ici, il faut être réaliste et savoir désacraliser ce que de simples paysans incultes ont su mettre au point par nécessité.
Si vous êtes minutieux, patient, vous pouvez transformer un enduit de qualité à base de chaux aérienne / poudre de marbre en tadelakt sans être pour autant Maalem. Technique de pose
Comment choisir en fin de compte?
Voilà 2 produits donc qui, finis, ont des caractéristiques pratiquement similaires et des usages identiques. Le traitement de surface qui ne joue que sur quelques dixièmes de mm n'est pas influencé par l'épaisseur de l'enduit.
Là où le tadelakt est incontournable, c'est dans la réalisation de vasque, baignoire, plan de travail, toute situation où l'épaisseur est nécessaire à cause des formes, chacun peut le comprendre. Si vous vous sentez une vocation de Maalem, vous pouvez tenter l'expérience.
Si vous avez déjà un support plan, sans défauts de surface comme un beau plâtre ou un placo, optez pour le stuc. Si la surface est irrégulière type béton cellulaire ou brique platrière, un simple enduit de surfaçage ou de lissage bien poncé fera l'affaire.
Si effectivement le support n'est pas lisse, vous pouvez choisir le tadelakt qui fera ragréage et finition. Mais sachez que le coût en fourniture sera sensiblement plus cher. N'attendez pas quand même de resurfacer un vieux crépi à moins de multiplier le nombre de couches... et la facture.
En tous cas, j'aime autant travailler l'un comme l'autre, même si j'ai pu donner une impression de préférence. C'est seulement une mise au point que je veux objective au sujet de décors de haute qualité, inimitables, qui ont chacun leurs lettres de noblesse, non réservés à une élite quelconque. Restez guidé par la qualité environnementale, par un goût réel pour un raffinement personnalisé, vous ne serez pas déçu.
Et si vous saviez tout ce qu'on peut faire en objets de déco avec ces enduits! Vasques ou coupes à fleurs et à fruits, lampes de chevet, appliques murales, bibelots, porte-serviettes ou porte-manteaux, appareillages électriques (une petite fortune) ou menuiseries assortis aux murs... pfff ! En tout cas des objets uniques que vous ne trouverez jamais dans une boutique, fruits de votre propre imagination. Parlons-en si vous voulez.
J'affirme qu'on peut appliquer du badigeon, du stuc ou du tadelakt sur n'importe quel objet, de n'importe quelle matière. Les arts plastiques n'ont pas de limite et c'est mon plaisir de relever les défis.